Le congrès de Reims nous avait donné un point de satisfaction : il n’y avait pas eu d’alliances de couloir auxquelles on ne comprendrait rien. C’était sous-estimer les ressources des 4 acteurs de cette mauvaise pièce qui ont préférés les nouer loin des caméras. En moins de 48 heures, Delanoë est revenu sur sa parole, Royal a ouvert la porte à une alliance pour le moins douteuse et Hamon pour ne pas paraître trop désœuvré se montre enclin à « travailler » avec Besancenot.
Bertrand Delanoë premier des ténors à se retirer de la course, a choisi de ne pas soutenir un autre candidat. Choix compréhensible, après tout, il a eu tout le temps de peser le pour et le contre lors des tractations de Reims. Son choix est donc réfléchi. Ce n’est qu’au réveil qu’il semble se souvenir de la tenue d’élection à la fédération PS de Paris. Constat rapide. Un candidat « Aubriste » Mao Péninou barre la route à un de ses proches, Rémy Féraud. Paris vaut bien un ralliement. Monsieur le Maire appelle à voter Aubry, Péninou se retire, Féraud s’avance. La politique 1, l’honneur 0.
Ségolène Royal qui a compris que la situation « se complique » met en cause ce fameux sens de l’honneur que son camarade semble avoir perdu. Ironique lorsque l’on sait que dans le même temps, elle se rapproche de Monsieur Georges Frêche. Le président de la région Languedoc-Roussillon est l’auteur de quelques déclarations pour le moins controversées qui lui ont valu l’exclusion du parti, il y a de ça presque deux ans. À l’époque personne ne se souvient avoir vu Madame Royal protester contre cette « injustice ». Le Modem se refusant à tout « programme commun » avec elle, la candidate se réfugie dans le dernier bastion qui voulait bien de sa main tendue. La gauche paumée, la gauche de Frêche.
Hamon ne veut et ne peut rester hors du coup. Il propose simplement à Besancenot de « travailler » avec lui. Imaginez un seul instant Sarkozy faisant la même proposition au leader de l’extrême droite. Pas sûr que l’opinion publique soit très réceptive. Pourquoi serait-on aussi clément avec son miroir de gauche ? Je conviens très volontiers qu’elle ne soit pas raciste, mais cela n’enlève en rien à l’extrémisme de certaines de ses idées. Souhaitons que la proposition n’en reste qu’au simple stade de l’utopie gauchiste…










20 novembre 2008 à 12:40
Pour ce qui concerne Royal et Frêche, il s’agit là d’une instrumentalisation de la relation entre eux deux. Il n’y a pas eu de rapprochement particulier ces derniers temps, comme tentent de le faire croire ceux qui se considèrent comme “adversaires” de Ségolène Royal. Frêche a bien été écarté des instances nationales suite à des propos qui ont abouti à un non lieu de justice. Il lui appartient de demander que le prochain Bureau national se prononce collectivement, s’il souhaite participer de nouveau au Conseil national, en tant que membre de droit, au titre de sa présidence de Région.
Il appartiendra aussi bien sûr aux prochaines instances nationales de revoir le fonctionnement des fédérations dont celles de la région Languedoc-Roussillon.
Une chose est sûre, les militants de cette région, où Frêche compte beaucoup, risquent de ne pas goûter ces manipulations proto-staliniennes.
Mais je veux croire Jon que tu es tombé dans le panneau…
20 novembre 2008 à 12:51
Je veut bien que ce soit une machination des media, mais comment expliques tu les déclarations de frêches ?
http://www.dailymotion.com/search/georges%2Bfr%25C3%25AAches/video/x7cqsu_psroyal-reintegrera-freche_news
20 novembre 2008 à 13:02
Je n’ai pas parlé de manipulation des médias… mais de la part de nos propres “camarades”.
J’ai vu cette vidéo oui et elle dérange. C’est normal. Mais Ségolène dément, à sa manière. En tout cas, il est pas prêt avec de telle pratique (instrumentalisation là aussi et pression médiatique) de réintégrer le CN. Sur le fond (ses propos douteux antérieurs), ça reste aussi à discuter en préalable.
20 novembre 2008 à 13:11
Lorsque j’ai écris cet article j’ai voulu faire référence à l’épisode des Harkis, mais après m’être correctement renseigné, j’ai en effet constaté que ces propos on été déformé ou dumoins extrapolé et mis hors-contexte.
Ce que y est génant à mon sens c’est la manière dont ce met en place cette alliance. Si ce qu’affirme Frêches est vrai, je trouve sa déplorable. Tu l’as dit, ce sont des méthodes d’une autre époques.
20 novembre 2008 à 16:11
C’est Mao Peninou qui a proposé son ralliement à Féraud. Donc l’honneur est sauf
20 novembre 2008 à 16:16
C’est donc juste une grosse coïncidence, comme il en arrive si souvent en politique.